La légende veut que dans l’un des arbres du temple de Ta Prohm Lara Croft ait récolté un jasmin avant de tomber et de traverser la terre… Sans doute l’un des plus pittoresques temples d’Angkor, Ta Prohm incarne plus fidèlement l’image de la jungle dévorant les temples que les explorateurs français ont découvert lorsqu’ils les ont rencontrés. Les grandes racines des arbres immenses étranglent une partie des murs du temple, suscitant l’admiration des touristes qui viennent au Cambodge pour le visiter.

Ta Prohm, un peu d’histoire

Le temple de Ta Prohm a été construit sous le règne de Jayavarman VII, un grand roi qui a reconquis l’empire khmer des envahisseurs Cham dans les années 1177-1181, qui a entrepris d’en faire un siège de pouvoir adéquat en commandant la reconstruction d’une série de temples. Ta Prohm était la pièce maîtresse de son plan directeur, situé approximativement au centre de la capitale. Bien que le temple ne couvre qu’un hectare, ses murs et ses douves en couvrent 60, avec une population estimée à 12 000 personnes vivant dans le temple et une population de près de 80 000 personnes travaillant dans les villages voisins pour fournir nourriture et fournitures. A son époque, le temple était connu sous le nom de Radjavihara, le “monastère royal”.

Ta Prohm abritait la divinité Prajnaparamita, la “perfection de la sagesse”, et fut consacrée en 1186. Comme beaucoup de rois khmers, Jayavarman l’avait sculpté à l’image de sa mère. La statue de Prajnaparamita était entourée de 260 divinités mineures, logées dans leurs propres sanctuaires.

Ta Prohm, design et architecture

Ta Prohm est un monastère bouddhiste qui suit la formule des temples khmers où l’ensemble, disposé sur un plan unique, ne suit plus le principe des niveaux multiples. La notion d’élévation s’est plutôt exprimée par la montée des tours, avec un sanctuaire central prédominant et un ensemble de galeries concentriques. Le site général est entouré de deux murs successifs, dont l’extérieur mesure 600 x 1000 mètres, et en termes de style, certaines parties sont très proches d’Angkor Vat, d’autres du temple du Bayon.

Les arbres énormes et leurs racines

Une fois que l’on entre dans la cour intérieure de Ta Prohm, on s’immerge dans un monde surréaliste. Partout où les immenses troncs de cotonniers de soie s’élèvent vers le ciel sous un pavillon vert ombragé, leurs longues, très longues jupes traînent le sol et leurs racines sans fin roulent tout ce qui reste sur leur passage. C’est tellement incroyable l’image que Ta Prohm est plus connue pour ses arbres et ses racines que pour toute autre chose.

Les bas-reliefs de Ta Prohm

Bien que Ta Prohm n’en ait pas autant qu’Angkor Vat, on peut encore apprécier certaines scènes de la mythologie bouddhiste. Un bas-relief fortement érodé illustre le “Grand Départ” de Siddhartha, le futur Bouddha, du palais de son père. Le temple possède également des reliefs en pierre de devadas (divinités féminines mineures), des moines méditants ou ascétiques, ainsi que des gardiens du temple.

Une fois la visite terminée, et après avoir rencontré d’autres touristes, il est temps de quitter Ta Prohm et de suivre la route à travers les autres temples.

Quel est le meilleur moment pour visiter Ta Prohm ?

Vu le nombre de touristes qui visitent les temples, il est préférable d’y aller le matin ou en fin d’après-midi.

Données pratiques de Ta Prohm :

  • Date de construction : Fin XIIe et début XIIIe siècle, par le roi Jayavarman VII.
  • De la religion bouddhiste
  • Durée de la visite : entre 1 et 3 heures si vous voulez bien voir.
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