Le jardin Koishikawa Kōrakuen à Tokyo en Asie

Le jardin Koishikawa Kōrakuen à Tokyo en Asie

juin 21, 2018 Non Par Aika

Véritable havre de paix en plein centre de Tokyo, le Koishikawa Kōrakuen vous fait complètement oublier le dynamisme de Tokyo et le moderne Tokyo Dôme pourtant situé juste à côté. Ce jardin donne une impression de voyage dans le voyage et d’une petite parenthèse durant laquelle vous pouvez vous relaxer au sein d’une nature aux apparences sauvages. Un peu d’histoire… Ce magnifique jardin date de l’époque d’Edo, aussi appelée période Tokugawa car elle est dominée par le shogunat du clan Tokugawa. Cette période clé de l’histoire Japonaise s’étale de 1603 à 1868.

L’histoire du Koishikawa Kōrakuen

La création du jardin date de 1629 et a été entreprise par Yorifusa Mito, fils du célèbre et premier shogun Tokugawa Ieyasu. Le Koishikawa Kōrakuen est donc un témoin de l’histoire du Japon et plus particulièrement de la ville de Tokyo qu’il a vu évoluer et se moderniser avec les années. On peut ainsi le comparer à certains jardins de Paris et notamment le jardin des Tuileries et le jardin du Luxembourg

Mais la comparaison s’arrête là, car ces deux jardins parisiens sont des jardins à la française (végétaux taillés et organisation symétrique) là où le Koishikawa Kōrakuen reflète la beauté sauvage de la nature. Aujourd’hui, il ne fait plus qu’un quart de sa superficie d’origine, rattrapé par l’expansion folle de Tokyo.

Le jardin a été conçu pour être visité et apprécié toute l’année. Les différentes espèces d’arbres et de végétaux sont combinées afin d’offrir une palette de couleurs en toute saison. Néanmoins, selon les goûts et les envies de chacun, on privilégiera le printemps et l’automne. La période du hanami (floraison des cerisiers) est bien évidemment intéressante en terme de couleurs, mais je pense que d’autres endroits sont encore plus intéressants si votre but est de voir des cerisiers (notamment le Parc d’Ueno).

Hors hanami, le printemps vous permettra d’admirer les jardins sous un vert intense et le ciel bleu (sauf si vous n’êtes vraiment pas chanceux). Les nombreuses fleurs et les ponts finiront d’apporter quelques couleurs supplémentaires. A l’automne, la période du kōyō est le moment où les arbres (et notamment les érables) voient leur feuilles virer au rouge vif. A Tokyo, cette période a généralement lieu vers la fin novembre.

A cette période, le jardin est vraiment magnifique et c’est la période que je vous conseille. A l’automne, les couleurs sont magnifiques. Je pense que sous une belle couche de neige, il doit également être vraiment très beau à voir mais la neige est assez rare à cet endroit, donc il ne vaut mieux pas trop compter là dessus.

Le jardin était malgré tout très beau et à défaut de kōyō, on admirera les autres points forts du jardin. L’engetsukyō (« pont de la pleine Lune ») est un petit pont de pierres (photo ci-dessus) qui, en se reflétant dans l’eau, forme un cercle parfait. Ce pont daterait de la création du jardin, et il est donc impossible de le traverser pour le préserver.

Le lac principal comporte un petit îlot central au sein duquel trône un petit sanctuaire. Il y a des bancs pour s’asseoir et contempler l’île et les oiseaux qui la survolent.

Le sanctuaire Benzai-Tenno-Miya au centre de l’ile Hōraijima

Si vous aimez les arbres de style japonais ou les bonsais, vous serez servi. Les 2 photos ci- dessous montrent des exemples d’arbres fragilisés par les années, auxquels on a ajouté des supports afin de les maintenir et éviter qu’ils se cassent. D’autres arbres du jardin sont également magnifiques (et sans support) et on se prend à observer leurs courbes et leur feuillage pendant plusieurs minutes.

Le jardin comporte également un pont rouge appelé Tsutenkyō (qu’on pourrait traduire par… « pont qui va vers le ciel ») cela est quelques choses à découvrir lors d’un voyage au japon. Ce pont est une réplique d’un pont de Kyoto, mais si vous allez à Kyoto, vous verrez en fait des dizaines de ponts semblables à celui-ci.

Toujours est-il que vous pouvez traverser ce pont au prix d’une petite escalade dans les bois, on se croit alors en randonnée en montagne en oubliant totalement qu’on se trouve en plein centre de Tokyo. L’effet ne dure pas très longtemps, mais il est très agréable. J’ai en plus eu la chance de tomber sur deux magnifiques petites filles habillées en kimono
traditionnel qui étaient photographiées par leurs parents.

Visiter ce jardin peut vous prendre 20 minutes, ou tout un après-midi selon le temps que vous passerez à observer et vous reposer. J’y ai passé environ 2h. Je marchais entre 15 et 20km chaque jour durant ce voyage à Tokyo, donc j’ai bien profité des bancs et du jardin pour me reposer un peu les pieds.

 

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